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Intermarché s’engage pour une pêche responsable

21 May 2015

May 19 2015 – Les Echos.fr / Nicole Buyse

Environ 150 responsables et chefs des rayons poissons de magasins Intermarché ont visité hier matin dans le port de Boulogne-sur-Mer, l’« Héliotrope », un chalutier de la Scapêche, transformé en palangrier automatisé qui faisait une halte dans ce port de la Côte d’Opale. La Société Centrale des Armements des Mousquetaires pour la pêche, la Scapêche, basée à Lorient, est le premier armateur de pêche fraîche en France avec 23 navires (250 marins) et 16.000 tonnes de poissons débarqués l’année dernière, pour un chiffre d’affaires de 48,4 millions d’euros à la première vente. Elle table sur 18.000 tonnes cette année.

La transformation de l’« Héliotrope » a représenté pour la filiale mer du groupement un investissement de 2 millions d’euros quand un palangrier neuf coûte 6 millions d’euros. La pêche à la palangre se pratique avec des lignes garnies d’hameçons.  « Le bateau a été totalement refondu avec un moteur moins puissant, une nouvelle propulsion, une coque moins épaisse et bien sûr la fermeture de la zone arrière, l’appâtage (appelé le boîtage) et la mise à l’eau de la ligne étant totalement automatisées », a expliqué Sylvain Pruvost, président de la Scapêche.  « Cela permet une pêche sélective et responsable. Les poissons hors taille ou hors quotas sont remis à l’eau vivants », a-t-il affirmé.  « C’est le premier navire français de cette taille transformé en palangrier automatique », a souligné de son côté Fabien Dulon, directeur général de la Scapêche.

Exploité depuis six mois, notamment en mer celtique, à une profondeur autour de 200 mètres et en ouest Ecosse (de 150 à 800 mètres) ainsi que dans le golfe de Gascogne, l’« Héliotrope » n’est actuellement pas rentable, a précisé la Scapêche, qui se donne deux ans pour cette expérimentation.  « Il nous faudrait un tiers de chiffre d’affaires supplémentaire pour atteindre un seuil de rentabilité », a précisé Sylvain ­Pruvost.

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